Remember
Barça-PSG de 2013 avec Pastore, Messi, Pedro…Le souvenir de Jallet

En avril 2013, le PSG a été à deux doigts de battre le FC Barcelone au Camp Nou et de se qualifier pour les demi-finales de la Ligue des Champions. Un souvenir à la fois inoubliable et douloureux pour Christophe Jallet, titulaire ce soir-là dans le PSG de Carlo Ancelotti.

« J’avais les jambes qui tremblaient. C’était ma première fois au Camp Nou. Le stade était plein et ses grandes tribunes oppressantes. Pour mon premier ballon, je me suis dit : « fais juste un bon contrôle et une bonne passe ! » Mais ensuite, j’ai fait abstraction de l’ambiance et de l’enjeu, se souvient l’actuel arrière droit de l’OL dans L’Equipe. Le coach (Carlo Ancelotti, ndlr) avait très bien préparé ce match. Je me souviens de l’échauffement. En l’absence de Blaise Matuidi (suspendu), j’étais le seul Français titulaire de l’équipe. Du coup, c’était la première fois qu’il nous faisait une causerie d’encouragement 100% en italien ! Le plan était d’exercer un gros pressing, d’écarter le jeu le plus possible, et de jouer dans le dos des latéraux, ce qu’on a plutôt bien fait sur la première période. Comme on n’a pas été trop en danger, l’espoir de les battre a commencé à naître. Au vestiaire, à la mi-temps, on s’est dit que rien n’était impossible. Le coach nous a dit qu’on allait le faire, qu’il le sentait… Je me souviens encore de l’unité qu’il y avait au coeur du vestiaire. Tous les joueurs de l’effectif étaient présents, jusqu’au quatrième gardien. »

En début de seconde période, Javier Pastore parvient à ouvrir le score sur un contre conclu du pied gauche. Un moment particulier pour Jallet. « J’ai eu une grosse émotion. Ce sont des moments qu’on ne peut pas trop décrire. Quand Javier marque, il y a un silence de cathédrale dans ce stade de 99 000 personnes (96 000, ce soir-là). Et, simultanément, le clan des 2 000 Parisiens explose, exulte ! De la pelouse, on n’entend plus qu’eux et pendant quelques secondes, on se sent un peu chez nous. On prend tous conscience qu’on est en route vers un exploit de dingue…Je ressens à la fois une immense joie et un besoin de concentration. En fait, on sent tous que ça va être long. On aimerait bien que l’arbitre siffle maintenant. Ceci dit, jusqu’à l’entrée de Messi, ça se passe plutôt bien. On sent des Barcelonais qui s’affolent, qui bafouent un peu leur football et nous, ça nous donne confiance. Sauf qu’on a deux, trois opportunités de contre qu’on joue mal et ça les laisse dans le match…, confie l’ancien Parisien, qui se rappellera toujours du moment où Lionel Messi est entré en jeu et a fait basculer le match. Je l’ai regardé se lever. Même sur une jambe, je savais qu’il pouvait être l’élément déclencheur. Et en effet, son entrée sur le terrain a redonné confiance au public et à ses partenaires. On n’avait plus la même équipe en face… Ça les a galvanisés. Et nous, juste le fait de le voir rentrer nous a fait reculer. On a eu peur. »

Quelques minutes plus tard, Pedro trompe Sirigu en glissant le ballon entre les jambes de… Jallet. J« ‘ai revu l’action mille fois dans ma tête. Messi fait une belle passe, Pedro contrôle et moi je sors à fond sur lui. Il frappe, le ballon me passe entre les jambes et va se loger dans le petit filet. Il n’y avait même pas la place de mettre une feuille de papier entre mes jambes. Comment il a fait pour ne pas me toucher ? Là, on passe de l’euphorie totale à une immense déception. Il ne reste que vingt minutes à jouer et il va falloir se découvrir face à une des meilleures équipes d’Europe. Plus le temps avance, plus on se dit que c’est mort. Le vestiaire à la fin du match ? C’est l’abattement le plus total. Il y a des larmes et pas un seul bruit dans le vestiaire. C’était la première fois de ma carrière que je voyais ça. S’il y avait eu une caméra à ce moment-là… C’est une des défaites qui nous a fait le plus mal », a avoué le défenseur de 33 ans, qui sait que le PSG est passé tout près de réaliser l’un des plus grands exploits de son histoire ce soir-là.

  • Enorme (0)
  • Excellent (0)
  • Bien (0)
  • Moyen (0)
  • Nul (0)

Espace communaute

  • Slash1276

    Quelle tristesse bordel!!

Vous devriez aussi aimer