Portrait
Lydia Verratti : « Avant de partir à l’école, Marco embrassait son ballon »

Dans un entretien accordé au Parisien, Lydia Verratti, la maman du milieu de terrain du PSG, a raconté quelques anecdotes au sujet de son fils. Sa grande passion pour le football, sa personnalité, son assurance…Le prodige italien a tout simplement été décrit avec un grand naturel par celle qui l’a élevé.

« C’est fascinant mais seul le ballon l’intéressait, a amorcé Lydia Verratti, qui n’a pu qu’observer la passion de son fils pour le football dès le plus jeune âge. Déjà dans mon ventre, il donnait sans cesse des coups de pied, c’est peut-être un signe. Et à 9 mois, il ne marchait pas encore mais j’étais obligé de le tenir pour qu’il tape dans tout ce qu’il trouvait sur son chemin. Par la suite, il n’a jamais joué à des jeux enfantins. Il ne regardait même pas les dessins animés de son âge, à l’exception des films de Toto (NDLR : un acteur napolitain très connu en Italie pour ses rôles notamment dans des films comiques). Son frère aimait la musique, la guitare, mais dans la chambre de Marco, il n’est question que de football. Le matin avant de partir à l’école, il embrassait son ballon comme pour le saluer, puis il le posait sur le lit et le soir quand il rentrait, il s’habillait pour descendre jouer. Je vais vous raconter une anecdote. Quand arrivaient l’été et la fin de la saison de football, Marco pleurait car il ne pouvait plus jouer avec son équipe. Il refusait d’aller à la mer avec ses amis, donc j’étais obligé de l’inscrire à des stages organisés par le club de l’Atalanta Bergame à Montesilvano (NDLR : une petite ville à côté de Pescara). Ça a duré trois ans. Il y passait deux semaines et quand le stage terminait, devinez ce qu’il faisait ? Il pleurait de nouveau. Il ne supportait pas de passer beaucoup de temps sans jouer. »

On l’a tous compris, le « Petit Hibou » n’a toujours vécu que pour le football. Ca se voit encore aujourd’hui sur le terrain lorsqu’il s’amuse avec ses adversaires. Un comportement qu’il a toujours eu, y compris contre des garçons plus âgés que lui. C’est d’ailleurs pour cette raison qu’il fait preuve d’une grande confiance en lui aujourd’hui. « Plus les parties sont difficiles et plus ça lui plaît, explique sa maman. Qu’il joue à Manoppello, Pescara ou Barcelone, c’est la même chose, il est là pour s’amuser et, de fait, il ne subit pas la pression. Ce qui est incroyable, c’est de le voir reproduire au Parc des Princes les mêmes gestes qu’il réalisait à 8 ans sur la place du village ou avec son club de Manoppello. Il tacle comme quand il était gamin. Bon, aujourd’hui, il prend un peu plus de cartons jaunes. Ses coéquipiers disent qu’il ne doute jamais ? C’est peut-être lié au fait que, de tout temps, il a accompagné son frère Stefano qui a cinq ans de plus que lui. Il a toujours joué au football avec des garçons plus âgés. Dans toutes les équipes de jeunes à l’école de foot de Manoppello, il évoluait avec des enfants qui avaient deux ans de plus que lui. Ça ne l’a jamais handicapé. »

Mais l’enfant de Pescara n’est pas parfait. Sa réputation est un peu ternie par sa fougue, sa faculté à contester les décisions des arbitres. Pourtant, cela n’a pas toujours été le cas. « Petit, Marco ne répondait pas aux arbitres. Mais aujourd’hui, quand il entre sur le terrain, j’ai l’impression qu’il se transforme. Je lui dis souvent de ne pas protester. Mais dès qu’il est sur le terrain, il oublie tout. Pourtant, je vous promets que c’est un grand timide. Il suffit de le complimenter pour qu’il devienne tout rouge. Avec le temps, il en a peut-être eu marre de prendre des coups sur le terrain. Et puis, il ne supporte pas les erreurs d’arbitrage« , a confié Lydia Verratti, qui fait tout pour que son fils fasse des efforts à ce niveau. En espérant que cela porte ses fruits mais pour l’instant, ce n’est pas vraiment le cas.

 

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