Interview
Messi, son jeu, sa chanson…Marco Verratti se livre !

Dans un long entretien accordé à L’Equipe Mag, Marco Verratti s’est exprimé sur plusieurs sujets : son admiration pour Lionel Messi, son jeu agaçant, son transfert au PSG ou encore son statut de chouchou du Parc des Princes. Extraits.

Lionel Messi, le meilleur pour Verratti

« Lionel Messi est l’adversaire le plus fort que j’ai rencontré ? Oui, le plus fort et le plus beau à voir. J’ai joué contre des grands, comme Ronaldo ou Hazard. Mais je me régale à voir le toucher de balle de Messi, sa façon de jouer, son style. Il procure de l’émotion à tous ceux qui suivent le foot. Si je commençais à le regarder, je ne jouerais plus. Mais je suis toujours ému d’être sur le terrain avec Messi. J’ai toujours aimé le foot, et quand il fait son numéro, même si c’est contre nous… C’est là que tu comprends à quel point il est fort »

Son style de jeu provoquant

« Si je fais tout pour provoquer votre adversaire ? Je suis provocant ? Alors ça veut dire que je mets l’adversaire un peu en difficulté, et c’est un compliment. Ayew ou Messi aussi sont provocants parce qu’on n’arrive jamais à leur piquer le ballon. Si j’étais l’adversaire de Marco Verratti, j’aurais envie de lui mettre des coups parfois ? Ah oui. J’aimerais bien mettre des coups à Messi quand je n’arrive pas à lui prendre la balle. Il est tellement fort. Mais je finis chaque match avec des marques de coups un peu partout. Je subis beaucoup de fautes…(…) Ce qui me fait le plus peur, c’est quand il y a un ballon en hauteur et qu’un adversaire et moi on doit jouer le ballon de la tête. Quand le gars d’en face est beaucoup plus grand que moi, je fais un peu semblant d’y aller, de sauter, mais je me mets sur le côté. Enfin quand je sais que ce n’est pas une action décisive. Parce que si c’est pour marquer ou pour empêcher un but, je ne recule pas. (…) J’ai toujours pensé que le foot était un jeu et se sortir d’une situation dangereuse en essayant tout de suite de construire une contre-attaque, c’est ce qu’il y a de mieux. Il y a des moments où ça vaut vraiment la peine de prendre des risques. C’est mon style de jeu.  J’entends surtout Sirigu qui m’engueule. C’est vrai que pendant ces quelques secondes, si vous perdez le ballon, c’est dangereux. Mais si vous réussissez, vous pouvez aussi faire très mal à votre adversaire. Et ce sont quelques secondes pendant lesquelles le plaisir de jouer va crescendo. Maintenant, ils me disent souvent – même quand je me rate – que je dois continuer à faire ça parce que ça aide les défenseurs ou les attaquants à récupérer le ballon et à construire une action.»

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Son statut de chouchou du Parc

« , A Pescara, j’ai débuté quand j’étais tout petit. C’était plus logique. Quand je suis parti, on avait fait remonter le club en Serie A. Ici, je ne m’y attendais pas parce qu’il y a de grands champions dans l’équipe et que je suis étranger. Quand tu entends ton nom, comme ça, au stade, tu te dis que tu as fait le bon choix en signant ici. Et la meilleure façon de remercier le public, c’est de jouer le mieux possible et de rester le plus longtemps possible. La chanson à ma gloire ? Oui, le team manager (Olivier Létang, le directeur sportif adjoint) m’a montré la vidéo un jour à l’entraînement. Je l’ai regardée avec grand plaisir. J’en profite d’ailleurs pour remercier publiquement ces supporters parce que c’est un beau cadeau. On joue aussi pour eux, ils font des sacrifices pour venir voir les matches. C’est un privilège de savoir qu’on peut rendre heureux autant de monde »

Son transfert de Pescara au PSG

« Des regrets d’avoir quitté Pescara ? Non, ça voudrait dire que je ne suis pas bien ici. Pour le club comme pour moi, c’était un choix qu’il était impossible de refuser. Les dirigeants ont pris beaucoup d’argent pour reconstruire une équipe et moi j’ai eu la possibilité de me confronter à de grands champions, et c’est ce dont je rêvais depuis que je suis gosse. Je n’ai pas de regrets, seulement de grands souvenirs »

Sa relation avec Carlo Ancelotti

« Il m’a tout de suite compris et m’a mis dans les bonnes conditions pour que je m’adapte au plus vite. J’avais 18 ans et, à cet âge, c’est difficile. Il m’a beaucoup aidé en dehors du terrain aussi. Il m’a conseillé sur la façon de se comporter, on peut dire qu’il a été un père pour moi dans le monde du foot. »

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