Jean-Michel Aulas n’en a pas fini avec les PSG. Le président de l’OL a de nouveau critiqué le statut du club de la capitale, trop proche de beIN Sports selon lui et pas soumis aux mêmes règles de sponsoring que les autres clubs de Ligue 1.

« Vous savez, je n’attends rien de personne et je fais ce que je pense devoir faire, en fonction d’un certain nombre de règles. Je fais en sorte de réussir là où je m’engage. Dans le cas présent, évidemment qu’il y a une priorité qui a été donnée au côté politique par rapport à l’intérêt collectif des clubs. Ce n’est pas tellement par rapport à Marseille ou au PSG que le problème se pose, c’est par rapport à l’ensemble qui est composé d’un côté de BeIN Sports, de l’autre du PSG et puis de relations qui sont contre-nature, a lâché Aulas sur les ondes de RMC. Je suis quelqu’un de direct. Quand il y a un certain nombre de choses qui ne me plaisent pas, je les explique. Si on m’explique le contraire, j’essaie de comprendre et d’écouter. Sur la forme, je me suis mal exprimé puisque tout le monde a compris que je voulais que Nantes dépose une réclamation (concernant la réduction de la suspension d’Ibrahimovic, qui a pu jouer face aux Nantais dimanche, ndlr) alors que si j’avais voulu le faire, je l’aurais fait huit ou dix jours avant. Je n’avais même pas eu Waldemar Kita (son homologue nantais) avant d’expliquer cette chose-là. Peut-être que sur la forme je n’ai pas pris la meilleure méthode pour expliquer un problème de principe applicable à toutes les autres fédérations, car ce qui est en train de se passer dans le foot peut avoir des dérives et des conséquences. Ne personnalisons pas. Frédéric Thiriez a plein de qualités que tout le monde connaît. La soirée des trophées de l’UNFP va être financée par BeIN alors que cela faisait des décennies que c’était Canal +, donc on voit bien que les choses évoluent dans notre bas monde. Ce que je demande, c’est qu’il y ait une gouvernance extrêmement objective qui permette à tout le monde, y compris les plus petits et les moins puissants, de pouvoir s’exprimer avec les mêmes chances d’aboutir que les puissants. C’est vrai que quand vous êtes à la tête d’une institution, vous avez tendance à écouter les puissants car ça peut aider le collectif. (…) Il y a un sponsoring imposé par la Ligue et qui est collectif. Les shorts doivent être marqués du logo de la FDJ (en Coupe de la Ligue, ndlr). Je regarde ma télévision et je vois que le PSG n’a pas ce logo (en finale contre Bastia), donc j’interroge et on me dit que c’est un oubli au niveau du contrôle. Vous pensez que dans une compétition aussi importante et qui a demandé autant d’investissements pour l’organisation de la finale, la Ligue ferait moins de vérifications que sur les matchs de championnat, où l’on est contrôlé au centimètre carré et à la couleur près par les arbitres ? C’est le PMU, qui est partenaire du PSG, qui s’est excusé auprès de la FDJ ?»

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