PSG sans Donnarumma : Paris perd son mur… ou un poids ?
Après pourtant une fin de campagne européenne impressionnante, le PSG a décidé de se priver de Gianluigi Donnarumma pour son avenir. Un choix qui interroge, mais qui divise surtout les supporters parisiens.
Entre défilé et feux d’artifices, Gianluigi Donnarumma s’est engagé il y a quatre ans sous les couleurs du Paris Saint-Germain. Libre depuis son départ de l’AC Milan, le gardien italien débarquait à Paris avec l’envie de rêver plus grand. Loin des critiques italiennes et des « Dollarumma » des supporters, il enfilait le maillot du PSG avec l’espoir d’atteindre les sommets du ciel européen. Mais rapidement, Gigio a dû faire face à un combat : celui de jouer la concurrence avec Keylor Navas.
Grâce à des prestations remarquées, il arrive à prendre la place de l’international costaricien. Il enchaine les matches et joue même en Ligue des champions. Malheureusement, le rêve devient vite cauchemar le soir d’un match face au Real Madrid. Sur une action pourtant anodine, il ne se montre pas serein avec son jeu au pied et voit Karim Benzema le contrer. Ce but madrilène donnera directement confiance aux joueurs de Carlo Ancelotti, qui, au terme du coup de sifflet final, mettront à des terres les joueurs parisiens.
Donnarumma, entre ange et démon
Après cette grosse bourde, le géant italien fera face aux nombreuses critiques. Des supporters parisiens, agacés par cette erreur, ont rapidement mis une cible dans son dos. Une mauvaise soirée qui aura eu des impacts plus importants qu’on l’aurait pensés puisque le joueur aura montré, au fil des années, une certaine fébrilité lors des matches de Ligue des champions. Cependant, Donnarumma a souvent été excellent en Ligue 1. Comme libéré d’un poids, il a survolé le championnat français lors de son passage. Il a remporté le titre du meilleur gardien à plusieurs reprises, même si Lucas Chevalier lui volera la vedette dans la dernière ligne droite.
Impressionnant sur sa ligne, l’Italien a montré quelques lacunes dans les sorties aériennes et son jeu au pied. Sur les coups de pied arrêtés, il a régulièrement manqué à son devoir, jusqu’à faire des grosses erreurs, aussi en Ligue des champions. Heureusement, son énorme point fort, sur sa ligne, a souvent pris le dessus. On se souvient tous de l’arrêt tout simplement monstrueux face à Arsenal sur une frappe de Martin Odegaard. C’est d’ailleurs surement sa plus belle parade sous la tunique parisienne, celle qui marquera un peu son passage. Il a également permis à son club de s’imposer lors de la séance de tir aux buts contre Liverpool, et a aussi été décisif contre Aston Villa au moment où l’équipe retrouvait ses anciens démons.
Un choix sportif, mais pas que…
Malheureusement pour lui, ses dix derniers mois n’auront pas suffi, Luis Enrique n’en voulait plus. L’entraineur espagnol, qui aime les gardiens plus techniques et surtout meilleurs au pied, a rapidement fait comprendre à l’ancien joueur du PSG qu’il n’aurait plus vraiment sa place. Donnarumma l’aurait d’ailleurs compris au moment où le tacticien espagnol a préféré mettre Safonov dans les cages en début de campagne européenne. La confiance s’est un peu brisée, Donnarumma s’est senti blessé. Il a cependant tout donné par la suite avec, comme une cerise sur la gâteau, ses dernières magnifiques lignes dans la capitale.
Aujourd’hui, c’est Lucas Chevalier qui devra faire le mur. Excellent avec Lille, le Français a toutes les qualités pour y arriver. Mais passer derrière Gianluigi Donnarumma ne sera pas une mince affaire. L’ombre de l’Italien sera derrière lui quelque temps et nul doute que les supporters ne le louperont pas en cas de bavures. Pourtant, le rôle d’un supporter reste avant tout de soutenir les joueurs. Mais nul doute qu’avec le temps, la blessure se fermera et le Français, en cas de belles performances, cicatrisera les dernières peaux mortes.
Un mur qui laisse un poids derrière lui
Quoi qu’il en soit, le passage de l’Italien aura vu des hauts et des bas. Six derniers mois de très haut niveau, mais trois ans et demi de faiblesses. Il restera bien évidemment l’une des légendes du club grâce à ses performances XXL en 2025, qui donneront au PSG sa première Ligue des champions. Exemplaire sur les terrains, Gigio laissera surement une belle trace dans l’histoire, même si, comme à Milan, la façon de son départ laissera un gout amer. Ses représentants, très portés vers l’argent, ont certainement une énorme part de responsabilité, même si Donnarumma avait forcément le dernier mot.
Alors mur ou poids ? sûrement un peu des deux. Le mur devant les buts a laissé derrière lui le poids de son absence.
Pub. le 04/09/2025 - 20:30