Lucas Chevalier s'en serait bien passé. Déjà critiqué pour son manque d'efficacité dans les cages parisienne, le portier du PSG est pointé du doigt après avoir liké une vidéo pro-RN. Un like "involontaire" comme il l'a expliqué dans une longue justification sur Instagram. Et cette version, l'un de ses anciens formateurs y croit. Karim Boukrouh, ancien entraîneur de Lucas Chevalier à Marck (2011-2012) puis au LOSC (2012-2017) refuse de croire à ce penchant politique de la part du joueur.
Non, Chevalier n'est pas un facho
"Non, il n’a pas du tout cette mentalité-là. Aujourd’hui, on jette le discrédit sur les gens pour la moindre chose, sans les connaître, sans essayer de comprendre ce qui a pu se passer. Je connais bien Lucas, je connais aussi son père Freddy. Je peux vous dire que ces choses-là, ce n’est pas du tout le genre de la maison, a réagi Boukrouh dans Le Parisien. C’est quelqu’un d’adorable, de foncièrement gentil. Jamais je ne l’ai entendu faire ne serait-ce qu’une allusion de ce type (raciste). Ce n’est vraiment pas le genre du personnage, il n’y a vraiment rien à craindre de ce côté-là."
D'un point de vue sportif, l'ancien formateur de Chevalier assure que le jeune portier a les capacités pour devenir important au PSG. "Je souhaite qu’il cloue le bec à ses détracteurs. C’est la vie, on sait qu’il y a des gens qui ne vous aimeront pas, quoi qu’il arrive. À lui de traverser cette période du mieux possible pour mieux continuer à avancer. Il doit rester concentré et centré sur lui et ses performances. Il doit être tranquille pour pouvoir étaler tout le talent qui est le sien, a confié Boukrouh, actuel entraineur des gardiens à Troyes.
"Je n’ai aucun doute sur le potentiel et le devenir de Lucas, a-t-il poursuivi. Donnarumma a passé trois ans et demi à se faire fracasser par une partie des gens avant de finir par être adulé. Mais ce n’est arrivé que tardivement. Ce n’est qu’après la victoire face à Manchester City que les gens ont commencé à dire du bien de lui. Il faut malheureusement savoir être patient. Ce qui me gêne c’est que beaucoup parlent et le jugent sans connaître le poste."