Olivier Dacourt s’agace et prend la défense du PSG
Malgré les critiques entourant les récentes performances parisiennes, l’ancien international français Olivier Dacourt a tenu à tempérer le climat actuel. Dans un entretien accordé à Canal+, le consultant souligne l’usure mentale et physique d’un groupe qui doit composer avec un calendrier surchargé et une infirmerie bien remplie tout en restant leader de la Ligue 1.
Pour Olivier Dacourt, la situation comptable du club de la capitale est loin d’être alarmante. Actuellement en tête du championnat avec quatre points d’avance sur son dauphin, le RC Lens, le PSG reste pleinement engagé dans la course aux titres nationaux et européens. L’ancien milieu de terrain estime que le contexte global de la saison explique largement les quelques baisses de régime observées ces dernières semaines, notamment sur le plan de la fraîcheur athlétique.
L’un des points majeurs soulevés concerne la gestion de l’effectif face à une accumulation de pépins physiques qui limite les options de rotation. Selon lui, cette situation contraste radicalement avec la dynamique de l’exercice précédent. « Ils sont rincés psychologiquement, ils sont morts. L’année dernière, le PSG a marché sur l’eau, mais à tous les niveaux. Ils n’ont pas eu de blessés, cette année c’est le cas. L’effectif ne peut donc pas avoir beaucoup de turnover », analyse-t-il au micro de Canal+.
Le contrecoup mental après les sommets
Au-delà de la fatigue physique, c’est l’aspect psychologique qui semble peser le plus lourd sur les épaules des joueurs parisiens. Après avoir atteint des sommets de performance, le relâchement inconscient devient un adversaire redoutable. Dacourt compare cette phase à celle que traversent les grandes sélections nationales après un sacre majeur, rappelant que l’exigence du très haut niveau finit par saturer l’esprit des compétiteurs les plus aguerris.
« Ils ont tout gagné, tout, tout ! Donc forcément, inconsciemment, à un moment la fatigue mentale est là. Même si tu veux faire de ton mieux, à 150 %, à un moment ton cerveau déraille, tu es mort », explique le consultant. Cette décompression serait donc une suite logique après l’aboutissement de projets de longue date au sein du club. La quête de la Ligue des Champions, véritable obsession parisienne, laisse des traces une fois l’objectif approché ou atteint.
Un bilan comptable qui reste positif
Interrogé sur les difficultés spécifiques, comme la réussite dans l’exercice des penalties, Dacourt préfère laisser la spontanéité aux joueurs présents sur le terrain. « Les penalties ? Je ne sais pas du tout. Celui qui se sent prend le ballon et il tire. Il y en a bien un qui va le mettre », glisse-t-il avec pragmatisme. Pour lui, le plus dur reste de maintenir la motivation au quotidien après avoir touché le « Graal » footballistique.
Malgré ces obstacles, l’optimisme reste de mise pour l’ancien joueur, qui refuse de sombrer dans le catastrophisme ambiant. Il rappelle que la gestion de l’après-succès est un défi historique pour toutes les grandes institutions sportives. « Ça fait combien de temps qu’on parle de la Ligue des Champions à Paris ? Ils l’ont eue, ils ont touché le Graal. Pour revenir, pour redescendre, ce n’est pas facile », conclut-il dans les colonnes de Paris Team. Pour lui, tant que les résultats suivent, l’essentiel est assuré : « Ils ont quatre points d’avance au championnat, ils sont encore en Ligue des Champions, j’ai envie de dire que tout va bien ».
Pub. le 02/03/2026 - 18:00