PSG : un ancien Parisien vole au secours de Chevalier
Ancien gardien du club de la capitale, Kevin Trapp s’est exprimé sur la situation délicate de Lucas Chevalier, actuellement relégué sur le banc de touche. L’Allemand, qui a connu une concurrence similaire durant son passage à Paris, appelle à la patience concernant l’adaptation du portier français dans un environnement à très haute pression.
Le recrutement de Lucas Chevalier l’été dernier pour un montant de 40 millions d’euros devait marquer un tournant dans la hiérarchie des gardiens du PSG. Pourtant, l’ancien rempart du LOSC traverse une période complexe sous les ordres de Luis Enrique. Aujourd’hui âgé de 24 ans, le natif de Calais a perdu sa place de titulaire au profit de Matvey Safonov. Cette absence prolongée de temps de jeu fragilise sa position en équipe de France, alors que la Coupe du monde se profile dans moins de six mois. Selon des informations relayées par Canal+, Didier Deschamps pourrait être contraint de faire d’autres choix pour accompagner Mike Maignan et Brice Samba si la situation n’évolue pas rapidement.
Passé par le PSG entre 2015 et 2019, Kevin Trapp est particulièrement bien placé pour analyser ce déclassement brutal. À l’époque, l’international allemand avait lui-même dû faire face à une concurrence féroce, notamment avec Salvatore Sirigu. Désormais joueur du Paris FC, le gardien de 35 ans a profité de son passage sur le plateau du Canal Football Club pour apporter son soutien à son successeur. Il rappelle notamment que le saut vers un club de cette dimension nécessite un temps d’ajustement que le public ou les observateurs ont tendance à sous-estimer.
L’exigence de la Ligue des Champions comme juge de paix
Pour Kevin Trapp, le talent du portier français n’est absolument pas remis en cause par ses récentes difficultés. L’Allemand insiste sur le fait que l’exigence du club parisien, focalisé sur un sacre européen, change radicalement la donne pour une recrue. Il cite notamment l’exemple de Gianluigi Donnarumma qui avait également eu besoin de temps avant de s’imposer et de remporter la compétition reine. Selon lui, la moindre erreur au Parc des Princes prend des proportions immédiates car les opportunités de se racheter sont rares face à une telle concurrence.
« Donnarumma a aussi eu besoin de s’adapter, et il a fini par gagner la Ligue des Champions. Chevalier n’a pas perdu ses qualités en cinq mois. C’est une adaptation, il faut du temps. Au PSG, l’exigence est de gagner la Ligue des Champions, les ambitions sont différentes. Il y a de la pression, il faut savoir subir ça, savoir s’adapter. La moindre erreur coûte cher, parce qu’il n’y a vraiment pas la possibilité de se rattraper derrière. Il faut travailler, ne pas lâcher. Je suis sûr que c’est ce que fait Chevalier, mais après il y a les choix du coach, il faut le savoir. Mais je suis sûr qu’il va sans sortir », a analysé l’ancien Parisien au micro du Canal Football Club.
Matvey Safonov installé dans la durée par Luis Enrique
Malgré ce message d’encouragement, la réalité du terrain semble donner raison à la hiérarchie actuelle. D’après les observations récentes, Matvey Safonov dégage une sérénité supérieure à celle de son concurrent tricolore aux yeux du staff technique. L’international russe semble avoir pris une longueur d’avance définitive dans l’esprit de Luis Enrique, qui privilégie sa régularité dans les moments clés de la saison.
Cette tendance ne devrait pas s’inverser dans les jours à venir. Sauf retournement de situation majeur, c’est bien Safonov qui sera aligné pour les prochaines échéances cruciales du PSG. Le gardien russe est attendu pour débuter lors du choc face à l’AS Monaco en Ligue des Champions, avant de retrouver le championnat contre Le Havre. Pour Chevalier, le chemin vers un retour dans le onze de départ s’annonce long, alors que l’échéance internationale avec les Bleus approche à grands pas.
Pub. le 23/02/2026 - 17:30
Lucas Chevalier