Dans un entretien accordé à Téléfoot, Lucas Chevalier s’est exprimé sans filtre sur sa situation au PSG. Le gardien de but de 24 ans, excellent samedi soir face au Havre, a vu sa vie chamboulée ces trois derniers mois après son arrivée à Paris.
Gardien de but au PSG, c’est compliqué ?
« On s’y attend car on le veut. C’était un objectif. J’ai une nouvelle vie et un nouveau poste. La vision du gardien de but a encore évolué, elle est différente. Ma vie a changé, j’ai quitté le cocon. On me scrute de A à Z, c’est sans pitié. Il y a des choses qu’il faut digérer. Même si on est préparé et on a conscience de ça, au moment où ça arrive… Il faut avancer sereinement. J’ai appris la leçon, j’arrive à aborder plus sereinement les matches et les objectifs qui vont arriver. Je suis content de passer par là parce que c’est le très haut niveau. Je veux continuer à progresser et à montrer que je suis un grand gardien. A mon âge, je peux donner beaucoup et encore plus à l’avenir. »
Chevalier et la comparaison avec Donnarumma
« Les gens prennent ça pour exemple car je suis celui qui passe juste derrière. Ce n’est pas pesant du tout. Mais il faut juste se barricader de tout ce qu’il y a autour. Si on commencer à lire, à analyser ce que les gens peuvent dire par-ci, par-là, on ne pourra pas avancer. Il faut avoir confiance en soi. Moi, je suis confiant pour la suite parce que je sais de quoi je suis capable et ce que je peux donner au PSG. »
Sa relation avec Luis Enrique
« Il est très content de moi. On travaille beaucoup au quotidien sur des petits détails. Être gardien au PSG, ce n’est pas que faire des arrêts. C’est ce que l’on a le moins à faire (rires). C’est pour ça que je dis que j’ai une nouvelle vision du gardien de but. Il faut savoir s’adapter. Je pense pas qu’il dirait qu’il est content de moi si ce n’était pas vrai. On travaille sur des petits détails de placement, d’orientation, de jeu au pied. On essaie de trouver la perfection mais ce n’est pas forcément visible à la TV, on a l’impression d’avancer dans le bon sens. Ca porte déjà ses fruits et ça sera encore mieux à l’avenir. »
Lucas Chevalier